Essayez Linux sur votre PC sans prendre de risques

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Si vous voulez vous passer de Windows, d’autres solutions s’offrent à vous, notamment du côté des nombreuses distributions Linux. Pour changer de système d’exploitation, des solutions simples permettent de faire ses premiers pas. Voici quelques exemples pour franchir cette étape.

 

Si vous êtes fatigué d’utilisé Windows 10 et que vous êtes convaincu de quitter l’environnement Windows, vous avez certainement réfléchi à la solution qui vous semble la plus adaptée. Vous ne souhaitez pas rejoindre le clan des utilisateurs de Mac car les machines sont vendues à un prix qui peut paraître excessif et l’expérience des Chromebook de Google vous évoque une sorte de « Minitel 2.0 »… Il vous reste alors la possibilité de vous tourner vers les différentes versions de Linux que l’on appelle distribution.

 

A chacun son Linux

 

Toutes les distributions Linux exploitent un même cœur mais ensuite des choix sont opérés en termes d’interface utilisateur, d’ergonomie, de logiciels intégrés, et autres options. A ce jour, il existe un très grand nombre de distributions dont la majeure partie tire ses sources de cinq grands noms dans le domaine : Debian, Red Hat Enterprise Linux, Slackware, Suse Linux et Arch Linux. Derrière ceux-là, on retrouve une infinité de distributions dérivées ayant chacune des caractéristiques particulières.

 

Si l’on devait tout de même ajouter quelques noms qui bénéficient d’une vaste communauté et qui peuvent venir en aide assez simplement, il y a trois distributions à retenir : Ubuntu, Fedora et aussi Mageia. La première, Ubuntu, est poussée par une société anglaise, Canonical, et son ascension ces dernières années a été plutôt fulgurante. Elle commence tout doucement à arriver aussi sur des appareils mobiles (smartphones et tablettes). Fedora est le pendant grand public de Red Hat et se veut une réelle alternative à Ubuntu. Mageia, de son côté, bénéficie d’une large communauté francophone. Cette distribution est développée en France et a repris le travail de Mandriva, une société française qui vient de mettre la clé sous la porte et qui développait le système éponyme. Faire le choix d’une distribution ou d’une autre est un véritable parcours du combattant et s’y retrouver n’est pas évident. Des outils permettent tout de même de se faire une idée des spécificités de chacune d’entre elles sans avoir à effacer quoi que ce soit sur son PC actuel.

 

 

Tester un environnement en conditions réelles

 

Pour tester un environnement Linux en conditions quasi-réelles, il existe plusieurs solutions là encore qui s’offrent à vous. La première et certainement la plus simple est de télécharger l’image disque du système, appelée aussi ISO, et de la graver. Cependant, au prix des DVD aujourd’hui et vu le nombre de distributions existantes, l’exercice peut s’avérer particulièrement coûteux et pas forcément des plus agréables. Utiliser son lecteur optique a pour principal inconvénient d’occasionner de grands ralentissements pendant le chargement du système.

 

Une autre solution consiste à faire appel à ce que l’on nomme communément une « live USB ». En clair, il s’agit ici d’utiliser une clé USB et d’avoir un mode prêt à l’emploi. Toutes les distributions Linux n’en possèdent pas, mais c’est de plus en plus courant d’en trouver durant la phase d’installation du système. Cela permet de faire ses premiers pas facilement et de découvrir le système. Toutes les fonctionnalités ne sont pas utilisables pour autant. Chaque démarrage veut aussi dire perte des données utilisateurs, sauf si vous l’utilisez conjointement à une solution de stockage  en ligne. Dès lors, vos données sont hébergées dans les nuages et rien n’est laissé à proprement parler sur la clé USB.

 

Les machines virtuelles en pratique

 

Maintenant que l’on a fait le tour des différentes solutions qui s’offrent à vous en termes d’installation de système autre que Windows, voyons dans les pages suivantes comment utiliser en pratique une machine virtuelle le client le plus utilisé, Virtualbox.

 

  1. Installer Virtualbox sur votre PC

 

Virtualbox est un utilitaire développé par Oracle. Il est proposé pour Windows, OS X, distributions Linux et Solaris. Il est gratuit et se télécharge via le site dédié (https://www.virtualbox.org/wiki/Downloads). Si le site et le programme d’installation sont en anglais, le logiciel et le manuel sont en français. Une fois récupéré, il suffit ensuite de l’installer en laissant tout par défaut. En parallèle, vous pouvez récupérer le fichier image (.ISO) de la distribution Linux que vous souhaitez évaluer.

  1. Configurez une machine virtuelle

 

Dès que Virtualbox est lancé, il suffit ensuite de configurer une machine virtuelle. Cliquez sur Nouvelle, donnez-lui un nom et, dans Type, choisissez Linux. Vient alors une liste particulièrement longue de distributions supportées ! Dans notre cas, nous retenons Ubuntu 64 bits. Il faut ensuite allouer de la mémoire vive à sa machine virtuelle. Plus vous lui en mettrez à disposition, plus elle sera efficace. Mais attention d’en laisser au système hôte, c’est-à-dire Windows. Ici, nous disposons de 16 Go, nous attribuons 2 Go à notre espace virtuel. Enfin, dans la partie stockage, vous pouvez laisser tout par défaut. Le stockage sera alors alloué dynamiquement en fonction de ce que vous allez réaliser dans votre machine virtuelle, 8 Go seront alors dédiés.

 

  1. Ajoutez l’image disque de votre OS

Une fois le disque virtuel crée, il est nécessaire d’indiquer le chemin menant à votre image disque. Pour ce faire, rendez-vous sur le bouton Configuration puis, dans la partie Stockage, Contrôleur IDE, cliquez sur l’icône CD (celui tout à droite de l’interface). Sélectionnez le dossier où se trouve votre ISO et validez.

 

  1. Démarrez votre machine virtuelle

 

Maintenant, vous pouvez cliquer sur le bouton Démarrer. Ensuite deux choix s’offrent à vous, essayer le système comme un Live USB, c’est-à-dire permettre d’apercevoir le système sans aller en profondeur… ou l’installer, ce qui est notre cas.

 

  1. Installez Ubuntu comme tout OS

Il suffit de se laisser guider par l’interface de Canonical au sein d’Ubuntu. C’est assez didactique et finalement assez ressemblant à l’installation de Windows. Vous serez invité à choisir la langue, le fuseau horaire et le mot de passe administrateur ainsi que le nom de la machine.

 

  1. Découvrez sereinement Ubuntu

 

A la fin de l’installation du système, il vous sera demandé de redémarrer votre machine. Faites-le. Vérifiez dans les paramètres de configuration que l’image disque a bien été éjectée automatiquement au redémarrage. Vous pouvez alors profiter d’Ubuntu tout à fait normalement, si ce n’est une légère latence lors des déplacements de votre souris.

 

 

Christian Kas

Business Coach | J'interviens dans le conseil, accompagnement, formation des créateurs d'entreprises.