Amazon Leo prépare 4 500 satellites de plus : 7 700 en orbite pour aller chercher Starlink

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4 500 satellites de plus, alors que le service n’a même pas vraiment commencé. Amazon Leo, l’ex-Project Kuiper rebaptisé en novembre 2025, vient d’obtenir le feu vert du régulateur américain pour préparer une seconde vague de déploiement. Objectif affiché: dépasser les 7 700 satellites au total, avec une montée en puissance étalée jusqu’à février 2035. Et oui, le nom de Starlink est dans toutes les têtes.

Sur le papier, c’est une annonce technique. En vrai, c’est une déclaration de guerre à SpaceX. Starlink a déjà une avance énorme, des millions d’abonnés et une présence dans plus de 150 pays. Le truc, c’est qu’Amazon a l’argent, la logistique, et une obsession: contrôler le tuyau. Reste le point qui fâche – les satellites, il faut les mettre en orbite à temps, et ça, Amazon a déjà traîné.

La FCC valide 4 500 satellites, Amazon vise 7 700

Le feu vert américain porte sur 4 500 satellites supplémentaires à lancer avant février 2035. Ce n’est pas un détail: ça change l’échelle du projet. Amazon Leo partait déjà sur une première constellation de plus de 3 000 satellites autorisée depuis 2020 (3 236 exactement). Là, on parle d’un total qui dépasse 7 700 engins en orbite basse. On n’est plus dans le “projet”, on est dans l’infrastructure lourde.

Le calendrier, lui, est verrouillé par la licence: Amazon doit déployer la moitié de cette nouvelle vague d’ici 2032, puis le reste avant février 2035. Sur le papier, ça laisse du temps. Dans le spatial, c’est vite la panique: chaque fenêtre de lancement se planifie des années à l’avance, chaque retard se paie en chaîne. Et Amazon a déjà une réputation de départ lent sur Leo – premier lancement commercial seulement en avril 2025, alors que l’idée date de 2019.

Pourquoi ajouter autant de satellites? Amazon explique vouloir couvrir plus de bandes de fréquences et élargir la couverture géographique. Traduisons: plus de capacité, plus de résilience, plus de débit, et moins de zones mortes. Si tu veux servir à la fois des particuliers isolés, des entreprises, des bateaux, des avions ou des administrations, tu ne peux pas te contenter d’un “minimum viable product”. Il faut du volume, et du maillage serré.

J’ai eu au téléphone un ancien cadre télécom – “aujourd’hui consultant, je préfère rester discret”, tu m’étonnes – qui résume bien: “Ce type de constellation, c’est une course à la densité. Si ton concurrent a déjà des milliers de satellites, tu n’as pas le choix, tu dois suivre.” Le revers de la médaille, c’est que 7 700 satellites, ça veut dire production industrielle, lancements en série, stations au sol, et une gestion du trafic orbital qui devient un métier à part entière.

2026 en ligne de mire, mais Amazon doit rattraper du retard

Amazon Leo est attendu en 2026 pour un lancement commercial plus large. Des essais existent déjà, notamment côté entreprises, avec un accès anticipé évoqué pour certains clients. Le plan initial, lui, disait qu’un début de service devenait possible après 578 satellites en orbite. On est loin du compte si tu compares à Starlink, mais Amazon n’a pas besoin d’être au niveau tout de suite: il lui faut une qualité correcte, des prix cohérents, et une disponibilité qui tient la route.

Le problème, c’est l’historique. L’idée de base est posée en 2019, l’autorisation de déployer 3 236 satellites arrive en 2020, et le premier vrai mouvement orbital n’intervient que bien plus tard. Pendant ce temps, SpaceX a déroulé sa méthode: lancer, corriger, relancer, itérer. Starlink est devenu un produit, pas une promesse. Quand tu arrives après, tu dois être meilleur sur un point précis, ou moins cher, ou plus simple à installer. Sinon tu fais juste “moi aussi”.

Amazon met en avant trois familles de terminaux: Nano (jusqu’à 100 Mbps), Pro (jusqu’à 400 Mbps) et Ultra (jusqu’à 1 Gbps en descendant, plutôt orienté entreprises). C’est malin, parce que ça segmente tout de suite le marché. Le particulier qui veut juste Netflix et du télétravail n’a pas les mêmes besoins qu’un chantier isolé, une mine, ou une chaîne de magasins qui veut du backup réseau. Et dans le satellite, la segmentation, c’est la survie.

Mais il y a un piège: promettre du 1 Gbps, c’est une chose, le délivrer à grande échelle en est une autre. Débit théorique, congestion, météo, saturation locale, tout ça finit par te rattraper. Un ingénieur réseau que je connais – “j’ai vu passer des démos très belles, puis la réalité”, dit-il – me rappelle un classique: “Le satellite, c’est super quand tu n’as rien. Quand tu as déjà la fibre ou la 5G, tu compares chaque micro-coupure.” Amazon devra donc prouver la stabilité, pas juste la vitesse.

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Starlink a 8 millions d’abonnés, Leo doit trouver sa place

À fin 2025, Starlink revendique environ 8 millions d’utilisateurs dans le monde et un service actif dans plus de 150 pays et territoires. Côté satellites, on parle de plus de 7 600 à 8 000 unités actives en orbite, un chiffre qui donne le vertige. Ce n’est pas juste une avance: c’est un effet de réseau. Plus tu as de satellites, plus tu peux lisser la demande, améliorer la couverture, et absorber les pics d’usage.

Amazon Leo arrive donc dans un marché où le leader a déjà construit la norme. Starlink a des offres Résidentiel, Business, Mobilité (camping-cars et véhicules), Maritime, Aviation… bref, le catalogue complet. Leo, lui, n’a pas encore tout détaillé publiquement côté offres, même si la logique Nano/Pro/Ultra donne une idée claire. Le risque, c’est d’être perçu comme “l’alternative qui arrive trop tard”, surtout si la disponibilité est limitée au départ.

Pourtant, la concurrence peut faire du bien. Dans les télécoms, quand tu n’as qu’un acteur, tu subis ses prix, ses règles, ses priorités. Quand un second gros arrive, tu récupères du pouvoir de négociation, surtout côté entreprises et administrations. Un analyste du secteur spatial cité dans la presse américaine résume la situation en une phrase: 2026 pourrait marquer la fin de l’ère “Starlink seul en face” pour l’internet grand public en orbite basse. Ça ne veut pas dire que Starlink perd, juste qu’il devra compter avec quelqu’un.

Le revers de la médaille, c’est le scénario du duopole: Starlink d’un côté, Amazon de l’autre, et le reste qui rame. OneWeb (648 satellites) vise plutôt le wholesale, le backhaul, les entreprises. L’Europe pousse IRIS, avec un mix LEO/MEO, plus orienté souveraineté et usages sécurisés. Les acteurs GEO comme Viasat ou HughesNet modernisent leurs flottes, mais la latence reste un handicap. Si Leo se met à tourner correctement, le marché peut se polariser très vite, et les petits auront du mal à exister.

Lancements, fusées, charges lourdes: la logistique devient le nerf de la guerre

Mettre 7 700 satellites en orbite, ce n’est pas un PowerPoint. C’est une chaîne industrielle et une chaîne de lancement. Amazon a déjà sécurisé un volume énorme: 92 lancements achetés auprès de United Launch Alliance, ArianeGroup et Blue Origin, pour un coût total qui dépasse 10 milliards de dollars. Et détail savoureux: Amazon a aussi acheté trois lancements à SpaceX, son concurrent direct sur Starlink. Dans le spatial, tu peux détester ton rival et quand même lui signer un chèque.

Sur le terrain, Amazon Leo a déjà réalisé une mission “charge lourde” marquante: un lancement avec une masse de plus de 20 000 kg, opéré par Arianespace sur Ariane 5, depuis le Centre spatial guyanais. La séquence est très cadrée: déploiement des satellites environ 90 minutes après le décollage, libération successive sur une fenêtre d’environ 25 minutes. Ce genre de mission, c’est du rythme, de la précision, et beaucoup d’argent qui brûle à la seconde.

Arianespace parle d’une série prévue de 18 lancements pour renforcer la constellation, avec une première mission désignée Leo Europe 01. Tu sens la stratégie: diversifier les fournisseurs, éviter de dépendre d’un seul lanceur, sécuriser des créneaux. Parce que le vrai goulot, souvent, ce n’est pas de fabriquer le satellite, c’est de trouver une fusée disponible, au bon moment, au bon prix, avec les autorisations. Et quand tu dois en lancer des milliers, tu ne peux pas improviser.

Le point critique, c’est que chaque retard se cumule. Une fusée reportée, c’est une campagne de lancement qui glisse, des équipes au sol qui attendent, des satellites qui restent stockés, et une pression réglementaire qui monte. Amazon doit aussi respecter les jalons de sa licence initiale: une partie de la constellation doit être en place à des dates précises, sinon tu t’exposes à des sanctions ou à des renégociations douloureuses. Dans ce jeu-là, l’argent aide, mais il ne remplace pas le tempo industriel.

Débits, fréquences, et le vrai match sur les usages

Amazon Leo annonce des vitesses qui montent jusqu’à 1 Gbps en téléchargement sur l’offre Ultra, avec des terminaux différents selon les besoins. Nano vise jusqu’à 100 Mbps, Pro jusqu’à 400 Mbps. Ce découpage, c’est une façon de dire: “On ne vend pas juste un accès internet, on vend un outil adapté à ton usage.” Un petit terminal pour un site isolé, un terminal plus costaud pour une PME, et une grosse antenne pour des clients qui veulent du débit et du SLA.

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L’autre point clé, c’est la couverture de bandes de fréquences et la couverture géographique. Ajouter 4 500 satellites, ce n’est pas juste “plus de points dans le ciel”, c’est aussi la possibilité de mieux répartir la charge, d’améliorer la capacité par zone, et de limiter les saturations aux heures de pointe. Exemple concret: une région rurale où tout le monde se connecte le soir. Si ta constellation est trop légère, les débits s’écroulent. Si elle est dense, tu tiens mieux.

Face à Leo et Starlink, il y a aussi d’autres approches qui bousculent le paysage. En Chine, la constellation Qianfan est citée comme un rival potentiel capable d’aller vite sur la couverture globale, même si elle n’a pour l’instant qu’un peu plus d’une centaine de satellites. AST SpaceMobile, de son côté, travaille avec AT&T et Verizon sur de la connectivité cellulaire via satellite, avec une promesse d’usage “téléphone normal, sans antenne dédiée” sur certaines zones. Tout ça pousse Leo à clarifier son angle: internet haut débit avec terminal dédié, plutôt que “satellite direct-to-phone”.

Et puis il y a la question qui fâche: l’orbite basse devient une autoroute. Multiplier les constellations, c’est multiplier les risques de collision, les manuvres d’évitement, et les débats sur la pollution spatiale. Personne ne veut être le premier à provoquer un incident majeur, mais tout le monde veut sa part du gâteau. Perso, je trouve sain qu’il y ait de la concurrence à Starlink, mais si chaque acteur empile des milliers de satellites sans coordination solide, on va finir avec un ciel plus encombré qu’un périphérique un vendredi soir.

À retenir

  • Amazon Leo a l’aval pour ajouter 4 500 satellites et viser plus de 7 700 au total
  • Le service commercial est attendu en 2026, avec des essais déjà évoqués côté entreprises
  • Starlink reste très loin devant en satellites actifs, pays couverts et abonnés
  • La bataille se jouera sur la cadence de lancement, la capacité et la stabilité du service
  • La multiplication des constellations pose aussi la question de l’encombrement orbital

Questions fréquentes

Amazon Leo, c’est quoi exactement ?
Amazon Leo est la branche d’Amazon dédiée à l’internet par satellites en orbite basse, créée en 2019 et rebaptisée Amazon Leo en novembre 2025. Le projet vise à déployer une grande constellation pour fournir un accès haut débit à faible latence via des terminaux au sol.
Combien de satellites Amazon Leo veut déployer au total ?
Le plan initial autorisé portait sur 3 236 satellites. Avec l’accord pour 4 500 satellites supplémentaires, Amazon vise désormais un total de plus de 7 700 satellites en orbite basse, avec un déploiement étalé jusqu’à février 2035.
Quand le service Amazon Leo doit-il démarrer ?
Le calendrier évoque un démarrage plus large en 2026. Le projet prévoit qu’un début de service soit possible une fois un certain seuil de satellites atteint, et des essais ont été mentionnés côté entreprises avant la généralisation.
Quelle est la différence entre les terminaux Nano, Pro et Ultra ?
Amazon décrit trois familles de terminaux : Nano avec des débits jusqu’à 100 Mbps, Pro jusqu’à 400 Mbps, et Ultra visant jusqu’à 1 Gbps en téléchargement. L’idée est de couvrir des usages allant du basique au très exigeant, notamment côté entreprises.
Starlink est-il vraiment menacé par Amazon Leo ?
Starlink garde une avance massive, avec un service déjà commercial dans plus de 150 pays, plusieurs milliers de satellites actifs et environ 8 millions d’abonnés fin 2025. Mais l’arrivée d’Amazon Leo en 2026 peut créer une vraie alternative, surtout pour les entreprises et les acteurs qui veulent éviter une dépendance à un seul fournisseur.
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