Lapket s’engage dans la consommation collaborative

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Est-il nécessaire d’acheter un ordinateur neuf alors que vos poches sont insuffisant ? De laisser votre routeur 92% de son temps à la maison, ô combien onéreuse ? Autant de réalités absurdes qui incitent la startup de l’économie du partage à bouleverser le système.

Le but de la création de l’application web est simple, le créateur Cristal Dibwe se dit, je cite :

Après avoir fait le tour de plusieurs magasins, boutiques, ou maisons des produits high-tech, fatigué et insatisfait par le fait que le prix soit trop cher ou le produit recherché ne s’y trouvait pas. Nous étions sûrs que le produit était là, quelque part dans la même ville à un prix abordable! Difficile de savoir où! Nous avons développé Lapket dans le but de faciliter l’échanger des produits high-tech avec vos ami(e)s et connaissances! –  Cristal Dibwe, CEO de LapKet

Lapket est une application web d’échange de produits high-tech tels que : des smartphones, tablettes, ordinateurs, équipement réseau, montre connecté.

L’application donne la possibilité de publier des produits, de découvrir des produits vendu dans la région par vos connaissances. Aussi de communiquer via une messagerie pour se fixer un rendez-vous de vente.

La consommation collaborative méconnu en RDC

Le gâchis des biens partageables

La consommation collaborative est de plus en plus utilisée en Europe. Faisons un tour d’horizon et voyons ce bienfait. Lapket apporte vraiment une innovation en République Démocratique du Congo.

Une chose est sûre, les biens matériels sont, de manière évidente, sous-utilisés. Pourtant, les objets produits qui pourraient être partagés sont légion : vêtements, automobiles, meubles, outils de bricolage ou de jardinage, téléphones, équipements sportifs… Ils représentent 30% des déchets des ménages et 25% de leurs dépenses ! Les économies réalisées en cas d’optimisation seraient conséquentes et sont estimées à 7% du budget et 20% des déchets. Au-delà d’un gain économique, l’enjeu demeure simple : réduire la production de biens, tout en assurant un niveau de service équivalent, afin de ne pas épuiser les ressources en matières premières de la planète et diminuer les déchets qui s’entassent. Augmenter la durée d’usage des produits ou en faire une utilisation plus optimale est aujourd’hui facilité par la « révolution numérique ». De nombreux entrepreneurs ont compris qu’il fallait mettre en place des solutions inédites de partage, ou son concept frère, de  « consommation collaborative ».

Ne jetez pas, faites réemployer !

Les modèles de réemploi sont nombreux et bien implantés. Ils touchent quasiment tous les biens et ont profité de l’essor de plateformes. Ils sont massivement utilisés par les particuliers et on bénéficié de l’impulsion du numérique.

Une étude du centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) indique que la plupart des produits ne sont pas jetés ou stockés mais donnés, revendus ou troqués. Près de 70% des véhicules automobiles seraient ainsi revendus d’occasion, 75% des livres donnés, 60% des vêtements laissés à des structures spécialisées, ce chiffres s’élevant jusqu’à 90% pour les habits d’enfants…

Les plateformes de réemploi tendent, quant à elles, à se renforcer, traduisant une transformation des habitudes d’achat et de vente.

Un business model vraiment écologique ?

Souvent mis en avant par les adeptes de l’économie du partage, son bilan environnemental reste moins aisé à établir qu’il n’y paraît. La diversité des modèles cités avec des natures de biens très évolutives rend difficilement appréciable la réalité du gain pour la planète. Si dans le cas du covoiturage la question ne se pose pas puisqu’une voiture en auto partage remplacerait quatre voitures individuelles, les progrès technologiques, réduisant la consommation d’électricité (notamment dans le cadre des équipements électroménagers), pourraient être freinés par l’allongement de la durée de vie des produits.

Plusieurs impératifs doivent être réunis pour permettre un meilleur bilan environnemental. La qualité des biens partagés représente la condition sine qua non à la durabilité des modèles lorsqu’on évoque le réemploi ou même la mobilité partagée. Mais ce n’est pas la seule clé de la réussite, deux autres facteurs doivent être observés pour que le partage puisse avoir un véritable impact écologique : la non-évolution de la consommation en hyperconsommation et l’optimisation du transport des biens. Affaire à suivre…

Pour terminer, Lapket reste toujours une startup qui veut croître au Congo. La plateforme est adapté et amélioré selon les besoins des utilisateurs.

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Lapket

Christian Kas

Coach | J'accompagne les entrepreneurs à progresser dans leur vie pro et perso.