Interview: les biens fondés du resojec par Kakel Mbumb

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Émile Elazar, Co-Fondateur et rédacteur en chef du media Wazatech est allé à la rencontre de Kakel Mbumb. Kakel partage son expérience d’entrepreneur et parle de l’avenir du resojec au Congo où il est le Vice président. Aussi Vice Président Chargé de l'Administration et Interface avec les Comités des Conseils Provinciaux.

Kakel Mbumb, vice président du resojec
Kakel Mbumb, vice président du resojec

1. Votre présentation en tant que membre du resojec d’une manière brève. Quelle est la vision du resojec en RDC ?

 

Le Réseau Solidaire des Jeunes Entrepreneurs du Congo (resojec en sigle) , chambre de commerce des Jeunes entrepreneurs congolais affiliée à la Copemeco (Confédération des Petites et Moyennes Entreprises Congolaises), part des acquis du Bureau International du Travail (BIT) dans le cadre de son projet PAEJK (Programme d’Activités pour l’Emploi des Jeunes au Katanga), et a pour mission principale l’encadrement des jeunes entrepreneurs congolais répertoriés en 3 catégories principales : Jeunes Entrepreneurs établis du Secteur Formel ; Jeunes Entrepreneurs établis du Secteur Informel et enfin les Jeunes Entrepreneurs Potentiels. Selon la catégorie de l’Entrepreneur, le Resojec organise des activités appropriées et à la mesure des besoins du jeune entrepreneur congolais tels que le coaching, mentoring et l’accompagnement pour l’accès aux financements en ce qui concerne les entrepreneurs formels ; l’accompagnement dans la formalisation de son entreprise, en obtenant les documents juridiques de base (RCCM, Id Nat, N° Impôt) pour les entrepreneurs du secteur informel ; la constitution des plans d’affaires compétitifs pour les jeunes entrepreneurs potentiels épris de l’esprit d’Entreprenariat, etc.

 

  1. Quelles sont les qualités qu'un entrepreneur doit posséder pour augmenter ses chances de réussite?

Je pense qu’avant tout un entrepreneur doit posséder de la confiance en soi quant à ses propres capacités à créer des richesses. La décision de devenir entrepreneur n’est pas des plus moindres et nécessite l’acceptation d’adhérer à la classe privilégiée de ceux qui créent des richesses et y travailler. Au-delà de la confiance en soi, il est important de s’auto évaluer en faisant une analyse FFOM (Force-Faiblesses-Opportunités-Menaces) quant à ses capacités en Entrepreneuriat. Ensuite, il faudra travailler sur comment résoudre ses faiblesses et menaces pour améliorer ses performances. Il sera aussi nécessaire de se former ou renforcer ses propres capacités en obtenant des formations en Gestion des Entreprises telles que celles fournies par le Réseau Germe RDC implanté à Lubumbashi. Enfin, il est important pour un entrepreneur de joindre une chambre de commerce qui lui permettra d’évoluer en réseau avec d’autres entrepreneurs et de pouvoir bénéficier d’un accompagnement et opportunités qu’offrent les chambres de commerce à leurs membres en mettant à disposition des ressources répondant à divers besoins.

 

  1. Quelles sont les stratégies que les entrepreneurs congolais peuvent mettre en place pour attirer les investisseurs?

Il est important que les entrepreneurs congolais soient tout d’abord formels c'est-à-dire reconnus par le gouvernement congolais à travers l’acquisition des différents documents juridiques de base dont a besoin une entreprise (Registre de Commerce et du Crédit Mobilier : RCCM, le Numéro d’Identification Nationale : Id Nat et le numéro d’Impôt Fiscal) ; après cela il est impérieux que les entrepreneurs congolais aient la maîtrise de la gestion comptable de leurs entreprises qui leur permet de projeter la croissance de leurs activités. Souvent les investisseurs ont un œil méticuleux sur les chiffres et veulent comprendre les projections financières d’une entreprise pour juger s’ils ont affaire à une entreprise à fort potentiel de croissance ou pas. A part cela, je pourrais aussi dire qu’il est important de beaucoup pratiquer sur des pitchs (qui sont des présentations brèves et convaincantes de votre entreprise) car s’il vous arrivait de faire vendre votre entreprise devant un panel d’investisseurs, il faudra démontrer de la passion et la maîtrise de votre entreprise dans ses différents aspects, afin de susciter soit l’intérêt, soit le soutien, soit les financements recherchés. Et cela demande beaucoup de pratiques permettant de maîtriser votre pitch.

 

  1. Quelles politiques avez mise en place pour sensibiliser les jeunes ?

 

Le Resojec a participé, et participe, à plusieurs foires locales et nationales telles que la Foire de l’Emploi du BIT et le Salon de l’Etudiant, en 2015, qui lui ont permis de sensibiliser les jeunes à l’Entrepreneuriat en faisant également adhérer des membres. Le Resojec a travaillé à la sensibilisation des jeunes par la constitution des Coopératives de différente nature telles que la Coopérative des Exploitants des Taxi motos du Congo (CEMCO), la Coopérative Agroalimentaire et Pastorale des Jeunes du Congo (CAAPJECO), la Coopérative des Transporteurs des Vélos du Congo (COSTRAVECO), etc. Certains membres du Conseil d’Administration du Resojec ont pris part à des panels de Jury, des concours locaux, pour décider des meilleurs projets d’affaires. Au niveau international, certains membres du Resojec ont eu à prendre part à des formations telles que celle organisée par le réseau Yali RLC à Nairobi (Kenya) amenant ainsi à l’initiation d’un projet régional d’incubateurs ruraux avec 14 différents pays d’Afrique Centrale et de l’Est. Tout récemment, un membre du Resojec a été au Nigeria pour le Tony Elumelu Entrepreneurship Programme. Toutes ces réalisations et opportunités ont permis de sensibiliser la jeunesse tant congolaise qu’africaine à la culture de l’Entrepreneuriat. Et nous tenons à informer que le Resojec est en cours de conception de son site web qui lui permettra d’atteindre davantage de jeunes en étant également présent sur les différentes plateformes des réseaux sociaux. C’est pour bientôt.

 

  1. Un conseil pour les personnes qui veulent devenir entrepreneur

 

Mon conseil est de ne pas vouloir devenir entrepreneur par nécessité mais par vocation ou encore par conviction, car cela demande de l’engagement, de la confiance en soi, du travail harassant, de la persévérance et surtout de la persistance. Réussir en Entrepreneuriat n’est pas souvent l’effet d’un coup une flamme pour dire que la réussite ne vous atteindra pas directement, il pourra vous arriver de tomber en faillite ou de faire face à des obstacles inattendus ; ne laissez pas cela vous abattre. Il vous faudra être sérieusement engagé et apprendre des autres. Observez votre environnement et voyez ceux qui font déjà ce à quoi vous aspirez et imitez-les ou faites d’eux vos collaborateurs ou mentors. Apprenez aussi des grands entrepreneurs qui ont su révolutionné le monde en étant innovant et ayez la culture de la lecture et de la formation constantes afin de vous parfaire. Je remercie WazaTech pour cette fenêtre d’opportunités qui nous aura permis de nous exprimer. Nous vous souhaitons bon vent.

 

 

 

Emile Elazar

Émile Elazar, Co-Fondateur et Rédacteur en chef de Wazatech. Émile est spécialiste en administration réseau.

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