Métier: Le quotidien du designer

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La pratique du design industriel est ancienne et ancrée dans les process, mais la pratique du design d’interaction, bien plus récente, est peu intégrée. Ces dernières années les entreprises ont tout juste commencé à percevoir la différence entre le graphisme et le design d’interaction (ou design d’expériences numériques).

 

L’utilité du designer lors de la phase de lancement des projets, sa présence en tant qu’organisateur d’atelier (client/utilisateurs), et l’importance des phases de storyboard et wireframe sont de moins en moins discutées. La place du graphiste commence elle aussi à être plus claire.

 

Le design est un métier qui se veut international. Le designer d’interaction conçoit pour l’Homme, qui peut être de n’importe quelle nationalité, de n’importe quelle religion, et avec n’importe quelles connaissances et aisance avec les nouvelles technologies.

Savoir

Son rôle est de concevoir en gardant à l’esprit la connaissance des utilisateurs. Il doit savoir écouter, comprendre, analyser, afin de répondre aux besoins des utilisateurs dans le budget fixé. Il doit garder à l’esprit l’objectif des clients.

Sa connaissance des tendances lui permet de guider son client vers des choix qui, soit donneront à son projet une longueur d’avance, soit lui permettront de rester dans la course. Comme pour le design industriel, le designer doit connaître les propriétés intrinsèques d’un matériau pour savoir comment il va l’utiliser et quel objet il va pouvoir concevoir. Une compréhension des aspects techniques et une communication constante avec les équipes de développement lui permettront de sortir des Wireframe d’applications pertinentes et réalisables.

Le design d’interaction est essentiel. Un mauvais design peut entraîner de lourdes problématiques. En mai 1999 au Royaume-Uni le temps d’attente pour obtenir un passeport est passé de 2 semaines à une plage de 7 à 10 semaines. La raison principale de cette attente était en fait le changement des applications permettant la création des passeports. L’objectif du designer est de rendre palpable et visuel ce que pense le client, ou ce dont les utilisateurs ont besoin.

Pour transformer les idées en applications, le designer d’interaction va commencer par écouter, analyser, puis dessiner. Les croquis à la main, quelques mots clés, sont les premiers éléments qui vont être réalisés par le designer. Le design d’interaction est une discipline principalement créative. Elle est analytique dans sa première phase, créative dans sa seconde phase et devient technique et précise dans une troisième phase.

Équipe et processus

Le designer travaille avant tout en équipe, avec des graphistes, des développeurs et chacun d’entre eux a ses propres contraintes. Chaque métier a son domaine d’intervention et les contraintes qui y sont liées.

On connaît les contraintes pour les développeurs, mais moins celles du designer qui doit concevoir une application intuitive, simple, utile, utilisable, pertinente et cohérente. En permanence il doit garder en tête les contraintes de budget. Il va devoir trouver le bon équilibre entre l’expérience utilisateur, les contraintes techniques liées au développement, la complexité graphique. Il doit répondre aux besoins du client tout en respectant ses contraintes de marketing et de communication.

Le processus de design se fait en plusieurs étapes et la première d’entre elles est l’animation d’ateliers avec le client et les utilisateurs. L’objectif est la compréhension du besoin du client et des besoins et attentes des utilisateurs.

Cette étape est clairement la plus importante du projet. C’est à ce moment-là que le designer va récupérer l’ensemble des informations nécessaires au design du projet.

Ces informations sont la base sur laquelle va reposer l’ensemble du projet, il est donc nécessaire que cette base soit solide, encore plus quand le client ne fournit pas de cahier des charges.

Le designer devra récupérer les informations de contexte du projet. Il devra aussi récupérer des informations sur les valeurs et l’image de la société.

Le designer en ressortira avec une liste de fonctionnalités, de contraintes, de règles, de besoins et d’envies. Pour les ateliers, un des fonctionnements les plus efficaces est d’en faire un premier avec le client, puis plusieurs avec les utilisateurs clés. Un utilisateur clé est une personne travaillant sur le terrain, qui connaît bien le métier, ou qui peut permettre une meilleure acceptation de l’outil au sein de l’équipe s’il est impliqué dans le projet.

En résumé

Le design consiste en la conception de solutions cohérentes et adaptées aux tendances, budget, image de marque, besoins et envies. Il intègre les contraintes techniques, ergonomiques, fonctionnelles, symboliques, esthétiques et structurelles. Pour réaliser une solution intuitive, ergonomique, simple, utile, efficace, pertinente et cohérente.

Le designer doit pouvoir adapter sa réflexion indépendamment du domaine, de la complexité et du support (physique ou virtuel). C’est cette souplesse qui permet aux designers de se projeter dans de nouveaux sujets et d’absorber de nouvelles contraintes quotidiennes tout en restant créatifs et innovants. Le monde est en perpétuelle évolution. Le design l’est aussi.

 

 

Christian Kas

Business Coach | J'interviens dans le conseil, accompagnement, formation des créateurs d'entreprises.

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