Interview: Mayuto, la RDC est en difficulté

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Christian Kas, expert en nouvelles technologies a recueillis les propos d’Abdallah Mayuto ambassadeur du Congo à l’évènement Startup Istanbul.

Des éclaircissements sur l’importance pour la RDC d’aider les entrepreneurs à créer des entreprises afin de lutter contre le chômage qui secouent le pays.

1)      Bonjour Abdallah ! L’Afrique, particulièrement la République Démocratique du Congo, le mot « entrepreneuriat » commence a dominé la une des actualités. Pouvons-nous savoir ce que c’est l’entrepreneuriat ? Et d’où est venu ce besoin d’entreprendre en RDC ?

 

Abdallah : Oui bonjour Wazatech et merci pour votre invitation. D’une manière générale, le mot « entrepreneuriat » signifie l’action de créer de la richesse et/ou de l’emploi par la création d’une entreprise. Cette dernière peut être liée a l’agriculture, la technologie, le transport, l’élevage, la communication etc. En se basant sur ma propre expérience à l’étranger, je définirais « l’entrepreneuriat » comme étant le fait d’améliorer la vie des autres. Il ne s’agit pas seulement de créer des entreprises, mais faire en sorte que ces derniers puissent changer la vie des employés et des clients. En ce moment, la RDC traverse la pire période de son histoire en termes de chômage. D’une part les jeunes n’ont plus d’avenir et d’espoir par manque d’emploi, et de l’autre part ceux qui sont employés ne veulent pas aller à la retraire. Voilà d’où vient cette envie d’entreprendre en RD Congo, combattre le chômage et donner de la valeur aux entreprises à créer.

 

2) Selon le site web Info Afrique de l’expert NTIC & Afrique Thierry Barbaut, 70% des personnes en RDC vont dans les entreprises minières pour travailler au Katanga. D’un côté, le Katanga est une province minière mais non développé en création d’entreprise dans d’autres secteurs d’activités. De l’autre côté, Kinshasa est une ville ne possédant pas de ressource minière mais la ville se développe peu à peu dans la création d’entreprise dans différents secteurs comme l’administration, les finances, les banques. Pour vous qu’es ce qui justifie ce déséquilibre entre les provinces ? Comment la RDC peut sortir de la crise du non création d’entreprises non dépendantes de ressources minières ?

 

Abdallah : Tout d’abord, ce mouvement vers la province du Katanga est dû à un taux élevé des investissements étrangers dans le secteur des minerais. Je pense que c’est aussi le seul secteur où l’on n’a pas besoin d’avoir certaines compétences pour y travailler. Supposons que la province du Katanga représente toute les provinces riches en minerais et Kinshasa représente les restes des provinces. Ce déséquilibre se justifie d’une part du fait que la province du Katanga n’est pas vraiment ouverte à l’innovation et n’investis pas trop dans les idées révolutionnaires des jeunes. Le revenu d’une entreprise minière est centralisé et utilisée juste pour agrandir cette dernière. A noter qu’un faible pourcentage de leur bénéfice contribue à l’amélioration des autres secteurs d’activités déjà installés sans en créer des nouveaux secteurs d’activités. Kinshasa par contre est une ville qui est ouvert à toute sorte d’innovation, et la population y répond positivement si cette dernière améliore leurs conditions de vie. Étant donné que Kinshasa est le centre même des activités sur toute l’étendue de la RD Congo, la majorités des investisseurs étrangers et locaux y voient un grand potentiel pour accroitre leurs activités et en créer d’autres en même temps, déjà qu’a elle-même la province de Kinshasa compte plus de 10 million d’habitants. Ma dernière note pour que la RDC puisse sortir de la crise de non création des entreprises, les hommes d’affaires CONGOLAIS doivent s’impliquer en investissant dans les idées innovatrices de notre jeunesse car notre avenir à tous réside entre leurs mains.

 

3)      Dans nos recherches, nous avons constaté que les jeunes congolais ont peur de financement de projets par les micro-finances, les investisseurs ou les banques. Ils craignent de poursuites judiciaires lors de non payement du fond emprunté. Alors comment se fait la remise de fond prise par un entrepreneur auprès d’un investisseur ?

 

Il faut savoir que « qui ne risque rien n’a rien » et notre jeunesse doit apprendre que l’échec est inévitable est l’on doit se préparer psychologiquement a l’échec de nos projet. En 2012, moi et mes deux amis Kényan avions eu une idée de génie qui deviendra par après une startup en Turquie, et nous savions dès le début que sa sera une réussite fatale mais avions échoué d’une manière imprévisible. Tout jeune congolais qui est convaincu que sont projets changera la vie des congolais ne doit pas avoir peur d’aller chercher un financement n’importe où. Il doit juste se préparer à s’y concentrer et réaliser ses rêves. Concernant la remise de fond d’un entrepreneur auprès d’un investisseur, cela dépend de la valeur qu’un investisseur contribuera à ton projet (tel que des conseils, procurer un endroit de travailler, élargir tes connexion, etc.) ainsi que le montant voulu par l’entrepreneur (il faut être précis est savoir expliquer pourquoi l’on veut ce fond et qu’est-ce que l’on en fera après l’obtention). Ces paramètres détermineront la durée dans laquelle un entrepreneur aura à remettre le fond de l’investisseur avec un pourcentage qui varie entre 10 à 30 % de l’investissement procuré. Dans d’autres conditions, un investisseur peut travailler aussi main dans la main avec l’entrepreneur, mais dans ce cas l’entrepreneur aura à vendre entre 20 à 50 % de son entreprise à l’investisseur.

 

4)      Qu’es ce que la RDC peut gagner ou perdre en aidant les entrepreneurs à réaliser leurs rêves des créations de leurs propres entreprises ?

 

Je dirais tout court le taux de chômage ira en baisse, cela permettra aussi la relève de l’économie congolaise, et une compétition sur le marché permettra aux entrepreneurs congolais de procurer à leurs clients les meilleurs produits et services que la RD Congo n’a jamais connu auparavant.

 

5)      Abdallah, vous avez fait un bout de temps en Turquie. Vous êtes familiarisé avec le peuple turc. D’après vous, qu’es ce que la RDC peut copier à la Turquie pour faire avancer le secteur de entrepreneuriat ? Certains têtes intelligent vous lisent et pourront adapter ces réalités dans notre pays.

 

Abdallah : Mon expérience en Turquie m’a beaucoup appris sur l’entrepreneuriat et je pense que chaque congolais qui liront cette article devrais en copié. Premièrement, nous devons aimer ce que nous faisons, nous devons aimer la marque de notre compagnie, nous devons prendre soin de nos travailleurs, et surtout nous devons aimer et servir avec respect nos clients. Deuxièmement, ne pas créer une entreprise juste pour se faire de l’argent mais pour laisser une marque dans votre communauté. Troisièmement, Un entrepreneur apprend chaque jour de sa vie jusqu’à son dernier souffle, même un enfant de 8 ans peut te montrer une stratégie qui peut booster ta compagnie, sur ce ne jamais minimiser personne et lire des livres (sur l’histoire, l’entrepreneuriat, l’économie, la technologie, la biographie des grands hommes, etc.) même si en RD Congo il est difficile de voir un jeune lire un livre. Voilà en gros ce que j’ai appris ici.

 

6)      Un message pour les entrepreneurs, toute la République Démocratique du Congo vous écoutent.

 

Abdallah : A tous les entrepreneurs et ambitieux entrepreneurs congolais, un voyage de 1000km se compense toujours par 1 pas, et ce pas fut la décision que vous aviez eu de devenir un jour entrepreneur, oublier la peur et ensemble changeons la vie des congolais et apportons une balance a notre économie. N’oubliez jamais que l’avenir de la RD Congo se trouve entre nos mains. Je vous remercie.

Christian Kas

Spécialiste de la réussite et du bien-être.