Entretien : Sumuni, le dev mobile c'est le mode de vie de demain

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Richard Sumuni est Co-animateur du café Android dans le compte de Google Developers Group (GDG).

Il s’intéresse aussi à l'entrepreneuriat et au business où il consacre son temps pour apprendre le cours en ligne (MOOC). Une carrière énorme derrière lui dans la programmation. C’est les vacances à Lubumbashi, avec un temps chargé du passionné programmeur, nous en avons profité pour lui poser des questions et aussi lui laisser la parole de dire un mot à la jeunesse congolaise.

 

richard sumuni
richard sumuni

1. Qu’est-ce qui vous a motivé à faire l’informatique et plus spécialement la programmation ?

 

Richard : J’ai été motivé à faire l’informatique, précisément  la programmation, parce que je reste convaincu que le développement de la RDC passera INEVITABLEMENT par l’acquisition des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Et le fait de ne pas en acquérir pour le moment constitue de plus en plus un handicap.

2. Pour vous, qu’est ce qui fait que l’on aime toujours et encore le développement mobile ?

Richard : Le mobile c’est le mode de vie de demain, il s’annonce déjà. Vous pouvez vous rendre compte que quand vous êtes à bord d’un taxi, vous n’êtes pas devant votre poste téléviseur à la maison pour suivre vos émissions préférées. Vous êtes dans une salle d’attente à la banque ou dans un aéroport, on vous téléphone qu’il faut renseigner la dernière commande passée.
Vous n’avez pas à vous déplacer avec tous vos équipements nécessaires, aujourd’hui les Smartphones synchronisent toutes ces possibilités.
Un document sur votre poste au bureau, vous savez le retrouver sur votre Smartphone, votre agenda est synchronisé, votre boite mail également, vos impressions deviennent aussi distantes.
Au fait, le mobile permet aux gens d’être plus efficaces. Et les possibilités de développement (au sens d’innovation) sont extrêmement larges.

3. Pensez-vous que votre job va-t-il évoluer en RDC ?

 

Richard : Oui, justement ! Il faut juste que les gens prennent conscience du danger derrière la non acquisition des ces nouvelles technologies. Quand ils vont prendre conscience, ils comprendront qu’il faut impérativement informatiser les institutions. Les institutions étatiques ne sont pas encore informatisées (un gars peut se marier civiquement à Lubumbashi et va se remarier à Kolwezi, et déclarer qu’il est célibataire). Pour remédier à ça, il faut un système informatique sur l’étendu du pays. Et ça, c’est notre job, développeurs.

 

4. Comment arrivez-vous à maintenir ce l’équilibre entre famille, passion, occupation ?

 

Richard : Passion et occupation riment. Quant à la famille, c’est juste une question d’organisation. Nous avons tous 24 heures, et la manière dont chacun utilise ses 24 heures détermine sa destinée.
Maintenir la stabilité, c’est se doter d’un bon emploi du temps, éviter le gaspillage du temps, et respecter son agenda.

5. Pouvez-vous nous présenter votre quotidien en quelques mots ?

 

Richard : Quand je me réveille, après avoir dit merci au seigneur, je regarde la montre. Quand je regarde la montre c’est pour calculer les heures que j’ai déjà consommées dans mes 24, et voir comment rentabiliser celles qui me restent.

 

6. D’après votre expérience, qu’est- ce qu’il faut faire pour que la RDC soit un pays où les nouvelles technologies se font sentir ?

 

Richard : Il faut que le pays ait ses propres informaticiens. L’un des critères pour évaluer la puissance d’un pays, c’est l’informatique (nouvelles technologies). Le pays doit organiser des académies informatiques ou des concours annuels pour recruter des meilleurs informaticiens qui s’occuperont de la sécurité du pays, des bases de données des institutions étatiques, qui proposeront des nouvelles stratégies pour les systèmes informatiques.

 

7. Des conseils aux étudiant(e)s et programmeurs ?

 

Richard : Il faut avoir une vision. La vision, c’est l’essence de l’existence humaine. Si quelqu’un te ravit ta vision, tu n’existes plus !
Nous existons pour un but !!! Le monde n’a pas explosé, et du coup, on nous a vus paraitre sur terre, non. Nous sommes un plan divin pour un impact maximum dans nos familles, communautés, pays.
Toute réussite passe par un travail très assidu ; il faut absolument éviter la paresse ; il faut beaucoup et beaucoup travailler. Le monde est devenu très compétitif, nous serons toujours invités à prouver de quoi nous sommes capables.
Viser l’excellence !!! Éviter de faire un travail temporairement fini ou finalement temporaire, faites l’excellence.
Aimer aussi la lecture, les grands hommes sont très studieux. Et il a été scientifiquement prouvé que certaines parties du cerveau ne se développent que par la lecture.

Christian Kas

Business Coach | J’interviens dans le conseil, accompagnement, formation des créateurs d’entreprises.